Avec l’ouverture de cette nouvelle saison, Césaré s’installe encore un peu plus dans son nouveau projet : la création artistique en est le cœur, la volonté d’échange en est le moteur. Etre à l’écoute du monde, des artistes et du public est notre objectif.
Nous affirmons notre rôle de producteur, dès la rentrée, avec des propositions dans Elektricity et l’Apéro-concert. En octobre, nous entamons la collaboration avec l’ensemble Hiatus, en résidence sur trois ans. Ses membres nous prouveront la persistance du lyrisme dans la première Matinée contemporaine à l’Opéra, présenteront un concert-hommage à John Cage en novembre et accompagneront l’artiste irlandaise Jennifer Walshe en décembre. Quant aux salons de curiosités, ils continueront à nous mener sur les sentiers de l’étrange avec une installation de l’artiste sonore Tomoko Sauvage. Nous terminerons l’année 2012 par un concert-performance particulièrement singulier de Jennifer Walshe et une rencontre exceptionnelle avec le compositeur Pascal Dusapin et son œuvre, le tout dans le cadre de Reims Scènes d’Europe.
Cette année sera aussi celle du redéploiement de notre soutien aux enseignements artistiques. Toujours impliqué auprès du Conservatoire à rayonnement régional de Reims et de l’Université de Reims Champagne-Ardenne ainsi que dans la réinsertion, Césaré ouvre d’autres portes en assurant l’enseignement du son à l’ESAD et à travers des échanges avec l’Institut international de la marionnette. Les jeunes publics (de la maternelle à l’enseignement supérieur) vont également pouvoir entrer en contact avec la création sous forme de rencontres, d’ateliers et autres expériences insolites. L’année qui nous attend sera riche en propositions artistiques que nous avons impatience de partager avec vous !
Entrés dans une nouvelle ère, baptisée Anthropocène par les scientifiques qui soulignent l’influence inédite des activités humaines sur le système terrestre, nous vivons dans un océan d’informations qui nous submergent, au rythme de déferlantes toujours plus catastrophiques et morbides, alors n’oublions pas le conseil de René Char : « Nous n’avons pas besoin de certitudes mais de traces, car seules les traces font rêver ».